Amérindiens et Nouvelle-France

L’origine des premiers arrivants 

 

Il y a très longtemps quelques 30 000 ans alors que la glace recouvrait l’Angleterre, le nord de la Russie et le Canada, une bande de terre recouvrait l’Asie et l’Amérique. Ceux que l’on appelle aujourd’hui Indiens suivaient la route du gibier, des mammouths, des bisons, des antilopes qui de déplaçaient pour se nourrir. C’est ainsi que fut découvert le territoire de l’Amérique et tout un nouveau continent. Parmi les Indiens on retrouve plusieurs nations autochtones que l’on nomme Iroquois, Algonquiens et Inuits.

 

Malgré ce que l’on peut raconter, on est certain que les marins vikings ont atteint le continent du Nouveau Monde autour de l’an 1000 après Jésus Christ. Érik le Rouge fut le premier. Ils essayèrent pendant plusieurs années d’étendre la colonie du Groenland fondé par lui mais c’était peine perdue.

En 12 octobre 1492, un navigateur du nom de Christophe Colomb découvre le Nouveau Monde (l’Amérique). En 1497, Jean Cabot prend possession du territoire au nom du roi d’Angleterre mais on ne connaît pas l’endroit exact.

 

La guerre en Europe avait bloqué la route des Indes et Jacques Cartier devait trouver un passage vers l’Asie pour se procurer de l’or et des épices. Le 24 juillet 1534, il fait son premier voyage. Jacques Cartier arrive à Gaspé, y plante une croix et prend possession au nom du roi de France, François 1er.  Le chef des Iroquois n’est pas content de ce geste mais Jacques Cartier parvient à le convaincre de ramener ces deux fils en France. Il fera deux autres voyages en 1535 et en 1541.

 

Les Français vont s’installer avec des provisions lors de deux autres voyages mais ils seront très vite frappés par le scorbut. Les Indiens vont les aider à surmonter cette maladie en préparant une tisane d’écorce de cèdre blanc. Jacques Cartier va échanger des couteaux et des perles contre du poisson et de la viande fraîche des Iroquois.

Les Iroquois ont bien accueillis Jacques Cartier et ses hommes mais ils refusaient de céder le territoire. Il y avait vécu pendant des siècles et ne voulaient pas permettre à un étranger de prendre leur place.

 

 Fonctionnement de la société iroquoise

 

Habitations 

 

Les Iroquois étaient des sédentaires. Leur territoire s’étalait du  sud du Québec jusqu’aux États-Unis. Ils vivaient dans un village fortifié avec des palissades très solides où l’on retrouvait plusieurs maisons. Pour les petits villages, on parlait de 5 à 15 maisons longues dans lesquelles on retrouvait plus d’une cinquantaine de personnes.


Pour les villages plus grands, on pouvait trouver de 30 à 70 maisons longues et une population de mille à deux mille habitants. Ces maisons duraient de 10 à 25 ans jusqu’à ce que la terre soit appauvrie ou que le bois de chauffage se faisait rare.

L’installation de maisons se faisait dans une clairière près des cours d’eau pour en faciliter le transport. Les maisons étaient divisées en rangée de foyer ou vivaient plusieurs familles. Il y avait aussi des trous d’aération dans le toit et durant les périodes d’hiver, il y avait des réserves creusées dans le sol pour les temps durs. Les lits étaient placés le long du mur assez haut pour ne pas avoir de contact avec le sol humide. 

Hochelaga, maintenant Montréal, était un des plus grands villages fortifiés.

 

Alimentation

 

Les Iroquois cultivaient le maïs, le haricot, la courge et la citrouille. L’homme s’occupait du défrichage alors que la femme travaillait sur la terre. Le maïs était la culture principale et il est devenu un produit d’échange et d’exportation. Les Iroquois avaient des outils très rudimentaires et très simples. Les Français vont apporter des outils en fer ce qui rendra la vie plus facile aux Indiens.

Ils se nourrissaient aussi de petits fruits sauvages comme les fraises, framboises, mûres et bleuets.

La chasse était consacrée surtout à l’orignal, le chevreuil, le castor, le lièvre et l’oie.

Les femmes préparaient une soupe à base de maïs dans laquelle on rajoutait du poisson ou de la viande. Durant les périodes hivernales, les Iroquois se font des réserves et donc les famines sont beaucoup moins grandes chez eux comparativement aux Algonquiens. Ils entreposaient les graines séchées dans des caisses de bouleau enfouis dans le sol des maisons pour éviter le gel.

 

La femme et l’homme 

 

Les femmes détiennent le pouvoir de nommer et de contrôler les chefs civils. Elles sont très importantes dans la structure sociale car elles ont le pouvoir économique en s’occupant des champs et des récoltes.

L’homme pour sa part s’occupe à défricher les champs et déboiser les forêts pour construire des villages. Il s’occupe de la réparation des maisons et des palissades. Il chasse et pêche pour nourrir la tribu. Il s’occupe des affaires extérieures et fait la guerre à tribus ennemies.

Les Iroquois accordent beaucoup d’importance aux visions et aux rêves. Certains médecins sculptent des masques de bois dans un tronc d’arbre et le décorent. Ils portent ce masque durant les rites de guérison. Pour chasser la maladie, ils utilisaient des cendres de tabac.

 

La structure sociale

 

Chaque Iroquois se caractérise par son autonomie individuelle, chacun est libre de faire ce qui lui semble bon. Les chefs politiques font des propositions, ils n’imposent pas d’ordre. Personne n’oblige un habitant à obéir aux décisions prises par la communauté.

Le chef doit prévoir la réaction de son peuple et il a aussi pour rôle de convaincre ceux qui ne sont pas d’accord avec sa proposition. Chaque maison est dirigée par une femme âgée et elle étudie les propositions des chefs civils.

Il existe deux sortes de chefs : les chefs civils et les chefs de guerre. Les chefs civils veillent au bien-être de la communauté alors que les chefs de guerre sont plus autonomes et on pour mission l’organisation des guerres et du territoire ennemi.

 

Le territoire

 

Les iroquois se sont installés dans les basses terres du Saint-Laurent et dans les Grands Lacs. Tout ce territoire regroupe neuf tribus parlant des langues appartenant à la famille des Iroquois. Ils vivent surtout près des cours d’eau pour des raisons d’alimentation, de transport et de santé.

 

Le transport 

 

Les iroquois n’ont pas de canot aussi efficace que les Algonquiens mais ils peuvent parcourir de  grandes distances dans un court laps de temps. Leur canot est plus lourd alors ils échangent le maïs, le tabac et les autres produits contre les canots des autres tribus qui sont beaucoup plus légers. Il utilise aussi le harnais de cuir, le toboggan, les raquettes et le porte bébé lors des transports.

 

 

Le vêtement

 

Les Iroquois vivent de la chasse, la fourrure de l’animal leur sert de matière pour faire leurs vêtements. En été, les hommes ont le torse nu, les femmes portent la tunique ou la jupe mais elles ont aussi le torse nu. Les chaussures sont faites d’enveloppes de maïs. En hiver, ils utilisent le même matériel pour faire des capes, des mocassins, des mitasses, des tuques et des gants de fourrure.

 

 

 Voici quelques pages d'informations sur les Iroquoiens et la Nouvelle-France entre 1500 et 1745.

La société iroquoise en 1500

 

La société iroquoise en 1745

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